05 juillet 2009
SEGOLENE ROYAL ET L'AUTRE POLITIQUE (Sud-Ouest)
Sud-Ouest, 4 juillet 2009
"Hors des courants
« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. Un point, c'est tout », explique la présidente de Poitou-Charentes qui, c'est évident à l'entendre, ne supporte plus que son nom soit cité à tort et à travers dans le parti.
« Je ne veux plus que mon nom soit instrumentalisé par tel ou tel courant. Je ne suis pas dans un courant et j'ai obtenu 50 % des suffrages des militants. Toute ma vie j'ai été hostile aux courants. Ils ont toujours fait beaucoup de mal au PS, ils détruisent les relations humaines », s'emporte-t-elle, avant de préciser que Désirs d'avenir, ce que d'aucuns ont toujours considéré comme le... courant Royal, était sur le point d'être transformé en « laboratoire d'idées », ses principaux responsables constituant autour d'elle un conseil politique. « Des gens avec qui je discute dès que besoin. »
Pas de courant, mais alors sur quoi s'appuyer pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012 ? La question est posée, la réponse tombe, cinglante : « Parler d'une telle candidature, c'est dérisoire quand vous voyez la cohorte de plans sociaux, les usines qui ferment, les machines qui flambent. J'avais Estrosi au téléphone voilà quelques minutes pour lui faire prendre conscience de la gravité de la situation dans une usine de sous-traitant automobile de la région de Châtellerault. À côté de cela, 2012, c'est vraiment dérisoire. Je n'y pense absolument pas, ne serait-ce que par hygiène personnelle. Ah non, au secours, ne nous abîmons pas là- dedans ! Et puis, dois-je rappeler que j'ai beaucoup donné ? »
Premier objectif : la Région
Un mot pour regretter que « la droite s'empare de tout » - « vous avez vu qu'ils veulent lancer des jurys citoyens, et je ne parle pas de démocratie participative ! » - et elle avoue que son premier objectif, c'est Poitou-Charentes. « Je veux faire bien ce pourquoi je suis mandatée. Ma passion, c'est la politique, et je suis profondément heureuse de tout faire pour sauver Heuliez. Ma force de frappe, ma notoriété, je l'apporte à Poitou-Charentes, ne serait-ce qu'à chaque fois que j'interviens à la télé. On me disait qu'en quittant l'Assemblée, je n'allais plus exister, qu'un président de Région, ce n'est pas très prestigieux dans la galaxie politique. Or, une région, c'est un territoire vaste où l'on ne peut demeurer encroûté, où il faut être imaginatif. La politique et les projets vont de pair. » Serait-elle déjà en train de dresser un bilan en vue des prochaines régionales ? « C'est quand, les élections ? » lance-t-elle, sérieuse, avant d'indiquer qu'elle lancerait sa campagne « le plus tard possible ». « Pour l'instant, nous sommes au travail. Après les soubresauts que l'on sait, il y a une très bonne ambiance dans la majorité. »
Voyage à Dakar
Et aussitôt l'ancienne candidate à la présidence de la République de repartir dans le concret, « dans le besoin d'articulation très forte entre le local et le global », dans sa politique de croissance verte citée en exemple bien au-delà de l'Hexagone.
De se réjouir de son prochain voyage à Dakar pour la conférence des ministres africains de l'environnement. « On sera bientôt copiés une fois encore, puisque la Région a établi avec le Sénégal une coopération décentralisée prévoyant la mise en place de bourses tremplins, d'aides à l'élevage caprin », sourit la présidente de Poitou-Charentes qui, elle le jure, ne songe à rien d'autre qu'à quatre départements français..."
30 juin 2009
SEGOLENE ROYAL RENCONTRE LES SALARIES MENACES D'AUBADE (Saint Savin)
Ségolène Royal rencontre les salariés d'Aubade (Saint Savin)
Vidéo envoyée par segolene-royal
Ségolène Royal a rencontré les salariés d'Aubade, à Saint Savin, le 26 juin 2009.
HEULIEZ : LA COLERE DE SEGOLENE ROYAL
Heuliez : la colère de Ségolène Royal
Vidéo envoyée par kritixTV
L'entreprise Heuliez n'en finit pas de tourmenter le conseil régional de Poitou-Charentes. Lors de la séance publique du 22 juin 2009, en réponse à son fidèle opposant UMP Henri de Richemont, la présidente Ségolène Royal laissa éclater sa colère à l'encontre de la mauvaise fois généralisée des constructeurs automobiles français et à l'encontre des pesanteurs politiques et administratives. Extrait de la séance publique du 22 juin 2009.
18 juin 2009
LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE EN DEBAT LORS DES RENCONTRES EUROPE-AMERIQUES ORGANISEES PAR SEGOLENE ROYAL
Ségolène Royal sur la démocratie participative
Vidéo envoyée par Region-Poitou-Charentes
03 juin 2009
SEGOLENE ROYAL APPELLE A VOTER SOCIALISTE AUX EUROPEENNES POUR CONSTRUITE LES ETATS-UNIS D'EUROPE
Meeting de Rezé : Ségolène Royal
Vidéo envoyée par sandrinegarnaud
SEGOLENE ROYAL DENONCE L'AFFAISSEMENT DE LA FONCTION PRESIDENTIELLE ET L'ABAISSEMENT MONDIAL DE LA FRANCE PAR NICOLAS SARKOZY
Leçons républicaines à l'attention de M. Sarkozy, 9 mai 2009
"Ségolène Royal, seule opposante socialiste crédible depuis 2 ans à l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy, a rappelé à l'ordre ce dernier et heureusement taclé ses manquements diplomatiques, ses insultes, tant à l'égard des peuples et dirigeants étrangers qu'à l'égard du peuple français.
Les caciques socialistes décadents - dont Jack Lang est devenu l'épure -, comme les jeunes pseudo-loups n'existant que dans l'ombre de Mme Royal, ont soutenu Nicolas Sarkozy contre les intérets de la France...
Ségolène Royal discours à la Maison de la Chimie
Vidéo envoyée par sandrinegarnaud
Leur non-acceptation d'un leadership dans leur pauvre parti explique certainement leurs prises de position antirépublicaines et antifrançaises.
Ils seront comptables, à continuer ainsi, de la réélection de M. Sarkozy ou d'un leader de sa droite extrémiste en 2012.
"L'action proprement politique [...] vise à produire et à imposer des représentations
(mentales, verbales, graphiques ou théâtrales) du monde social qui soient capables
d'agir sur ce monde en agissant sur la représentation que s'en font les agents. Ou,
plus précisément, à faire ou à défaire les groupes [...] - en produisant, en reproduisant
ou en détruisant les représentations qui rendent visibles ces groupes
pour eux-mêmes ou pour les autres".
Ce que parler veut dire.
Segolene Royal le 20 Avril 2009
Vidéo envoyée par segolene-royal
L'inexpérience de Sarkozy fait honte aux français
Vidéo envoyée par dipsique
Quand Nicolas Sarkozy insultait l'Allemagne et ses dirigeants :
Sarkozy greift Deutschland an
Vidéo envoyée par rachelmini
Sarkozy tacle un ministre Allemand
Vidéo envoyée par Politikman
Sarko grossier
Vidéo envoyée par larnaut
Quand Nicolas Sarkozy dénigrait en un vocable raciste les Africains...
Discours raciste de sarko à dakar - 26 juillet 2007
Vidéo envoyée par henneji
... et que Ségolène Royal ne saurait tolérer :
Ségoléne Royal à Dakar polémique [news] Fr2 070409
Vidéo envoyée par ReadyHdFull
Lorsque l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, empruntant aux stéréotypes des colons français d'Algérie les plus islamophobes, insultait tous nos compatriotes de confession musulmane :
Sarko aime pas certains moutons,il préfére les siens
Vidéo envoyée par ubu_roi
François Fillon en guerre contre le monde musulman
Vidéo envoyée par Amago82
Quand M. Sarkozy, Président, manifeste sa haine du peuple français :
Karcher
Vidéo envoyée par Schumi93120
Sarkozy prêt à se battre contre un pêcheur
Vidéo envoyée par allcurious
Sarkozy au salon de l'agriculture
Vidéo envoyée par -kiki- "
PROVOCATION ET AMERTUME PAR KAMEL CHIBLI (Désirs d'avenir) OU L'ECHEC TOTAL DE SARKOZY SUR LA SECURITE ET L'EDUCATION
Kamel Chibli, socialiste ariégeois et élu, spécialiste des questions des quartiers difficiles et de la sécurité :
Kamel Chibli invité du JT de France3 Toulouse - in extenso
Vidéo envoyée par segolene-royal
Kamel Chibli à la maison de la Chimie le 28 06 08
Vidéo envoyée par sandrinegarnaud
Désirs d'avenir, 28 mai 2009
"Le Président de la République nous annonce qu’il est d’accord comme son Ministre Xavier Darcos pour habiliter les personnels de direction des établissements scolaires à « faire ouvrir les cartables et les sacs » afin d'empêcher l'introduction d'armes par les élèves mais aussi à la mise en place de portique à l’entrée de nos établissements.
Pour lutter contre la délinquance, il a annoncé des « opérations coup de poing » dans 25 quartiers « rongés par la délinquance » Ces opérations se prolongeront « aussi longtemps qu'il le faudra », a-t-il promis.
Au Premier ministre, il a demandé de « réunir d'urgence tous les ministres concernés » pour mettre en place d'ici septembre un « plan de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes »
Quel terrible aveu d'échec, pour celui qui est au pouvoir depuis 7ans et qui a été Ministre de l’Intérieur et aujourd’hui Président de la République et n’oublions pas qu’en 2007 il nous faisait la campagne électorale sur l’insécurité pour attirer les voix du Front National.
Le problème, c'est que la technique, on la connaît. C'est-à-dire qu'il y a des annonces en rafale pour saturer les médias, mais qu'en même temps, personne n'est dupe parce que ce sont des annonces qui, pour une bonne part, ont déjà été faites et sont sans lendemain. Il ne faut surtout pas oublier que Nicolas Sarkozy depuis 2002 agite le problème de l’insécurité comme prioritaire et vous constaterez qu’encore aujourd’hui rien n’a avancé et même pire, son gouvernement est responsable des problèmes d’insécurité dans notre pays.
Après une gestion provocatrice de la crise des banlieues et un manque de volonté flagrant de dialogue avec les jeunes, Sarkozy veut aligner le système judiciaire des mineurs sur celui des majeurs. Sans concertation avec les éducateurs et les psychologues, qui travaillent au plus près des jeunes délinquants, le Président veut même fouiller les cartables de nos enfants et créer un sentiment d’insécurité généralisé.
Il est bien noté que le Président et son gouvernement affiche le problème de l’insécurité à 10 jours du vote pour les élections européennes. C’est choquant de voir comment le Président cherche à détourner l’enjeu des élections européennes, a se demander pourquoi ? Mais les Français ne sont pas dupes et ils vivent la crise au quotidien et la seule priorité du moment c’est du travail, de quoi manger et maintenir l’emploi dans ce pays, c’est celle là la véritable insécurité que nous vivons au quotidien.
Alors son discours sonne chez nous comme une certaine provocation et une certaine amertume, les français doivent juger sur l’action et non sur ses discours car cela fait 7 ans que l’on attend et entend les mêmes choses.
Force est de constater que la politique spectacle du Président est prédominante et que les discours devancent largement les actes.
Nous voyons au quotidien une généralisation des contrôles d’identité, obligation pour les travailleurs sociaux de communiquer leurs informations, la volonté du gouvernement de créer une société de la surveillance, de la culpabilisation et de la délation. Tout cela est inacceptable et nous devons le faire savoir et le combattre.
La technique manifeste du bouc émissaire qu’utilise en permanence le Président de la République est très bien illustrée dans son discours du 28 Mai 2009.
Au lieu de renforcer les pouvoirs préventifs et répressifs en place, comme par exemple la police de proximité, il cherche à mettre sous pression les forces de l’ordre avec plus de chiffre, plus de résultat.
Alors même que la police de proximité s’est avérée être parfaitement efficace dans les zones les plus difficiles, Sarkozy en décide autrement.
Dans les quartiers les plus difficiles comme dans les établissements scolaires les plus difficiles, les choses ne changent pas malgré la fermeté verbale sans cesse réaffirmée par Nicolas Sarkozy. Ou sont les moyens ?
Ce qui est certain c’est que la situation sur le terrain se dégrade de jour en jour, avec des actes de violence extrêmes et face à cela, ce qu'on entend (...) c'est des discours et pas des actes, et cela devient relativement insupportable pour les Français, ce discours, on l'a entendu des dizaines de fois et toujours rien.
Il ne faut pas s’y tromper le Président comme à son habitude cherche à brouiller les pistes et à occulter l’enjeu des Européennes qui est majeur et décisif pour les prochaines années.
A vouloir attiser les flammes et à mettre de façon systématique les français les uns contre les autres ils créent un sentiment d’insécurité généralisé.
Je pense que le Président devrait plutôt s’occuper des usines qui ferment, des ouvriers qui perdent leurs emplois, des familles en grande souffrance, car en Ariège nous sommes bien placés pour parler de la crise notamment quand on voit les conséquences dans le bassin du dans le Pays d’Olmes."
SEGOLENE ROYAL SOUTIENT LES PRODUCTEURS DE LAIT ET EXIGE UNE REGULATION DES PRIX (Désirs d'avenir)
Désirs d'avenir, 25 mai 2009
"Ségolène Royal propose, dans un contexte économique difficile où les revenus des ménages sont menacés, de mettre en oeuvre une régulation des prix et des marges pour les produits de première nécessité comme le lait.
Ségolène Royal rencontre les producteurs de lait , 25 mai 09
Vidéo envoyée par segolene-royal"
29 mars 2009
SEGOLENE ROYAL S'ERIGE EN LEADER DE PARTI (haly-jade, Blogs jdd)
Blogs jdd.fr, poli-tic, haly-jade, 29 mars 2009
"Le jour où Ségolène Royal se réveillera, le Parti Socialiste tremblera. Martine Aubry a résolument du souci à se faire face à une présidente de la région Poitou-Charentes coriace: samedi 28 mars, la fondatrice de Désirs d'avenir a attiré "sous ses griffes" pas moins de 800 fidèles au théâtre Dejazet (à guichet fermé), dans le cadre de l'Assemblée générale de l'association, qui tombe à point nommé, une semaine jour pour jour après "Le printemps des libertés" organisé par la première secrétaire du PS, au Zénith de Paris, qui fut quelque peu un fiasco.
Chose promise chose due. Ségolène Royal a mis en pratique, hier au théâtre Dejazet, devant 800 inconditionnels, sa volonté de faire "monter en puissance l'organisation, la créativité, l'action et la réflexion avec Désirs d'avenir", comme l'avait-elle assuré via une intervention vidéo, publiée dimanche 21 décembre 2008, sur le site de l'association qu'elle a fondée et qu'elle co-préside avec l'avocat Jean-Pierre Mignard.
Pour l'occasion, la présidente de la région Poitou-Charentes a recyclé ses maîtres mots de prédilection: se "faire respecter" au sein du PS, "université populaire", "fraternité"-remis au goût du jour par Régis Debray, auteur de l'essai "Fraternité" et ancien conseiller de François Mitterand-, et "un mouvement ouvert" d'une part, et de l'autre on a eu droit à Désirs d'avenir ce n'est "pas un courant, encore moins un sous-courant", "pas de compétition entre nous! C'est la même maison" bien qu'étant un "espace de réflexion et d'éducation populaire", a-t-elle clarifié les choses.
Royal marche sur les plattes-bandes d'Aubry?
Une même maison certes, mais oeil pour oeil dent pour dent: sept jours à peine après la journée des "libertés publiques" en demi-teinte, l'oeuvre de Martine Aubry, voilà que la candidate non-déclarée à l'investiture socialiste aux élections présidentielles de 2012 démontre sa force de frappe, parvenant à réunir à elle seule, presque autant de "fans" (800) que ceux qui se sont rangés derrière la direction du PS (1000), le 21 mars au Zénith de Paris, lors de la journée des "libertés publiques" baptisée "Printemps des libertés". C'est ce qu'on appelle un pied de nez, en tout bien et tout honneur par contre, s'est bornée à se défendre la chantre de Désirs d'avenir, une association qui compte d'ores et déjà 9.000 adhérents.
Devant un théâtre Dejazet comble, confortée par le soutien de ses lieutenants présents (Jean-Louis Bianco, Dominique Bertinotti, Régis Debray, etc.), la présidente de la région Poitou-Charentes a pris sur le terrain toute place qui lui revient au Parti Socialiste, une "maison commune" que Martine Aubry se refuse de lui ouvrir les portes, à elle et à sa garde rapprochée. En clair, c'est pour affirmer à corps et à cri d'orfraie que "nous avions été laissés derrière la porte mais nous sommes chez nous (au PS, ndlr)", que l'ex-candidate déchue à l'élection présidentielle de 2007 a regonflé les batteries de ses "chers amis" venus en "grand nombre" et les a sommés de se tracer habillement un sillon au sein de la cour royale de la maire de Lille: "soyez ouverts, soyez exemplaires, faites-vous respecter et vos idées sans état d'âme mais sans vous perdre dans les jeux d'appareil stériles".
Royal "met le doigt dans le pot de confiture"
Revanant sur le "contexte social extrêmement tendu", Madame Royal a cloué au pilori "les délinquants très riches, ces oiseaux de proie" pouvant "compter sur la molesse d'un pouvoir complice qui se la joue ferme dans ses discours mais tellement sans courage dans les actes". Pour faire simple, la fondatrice de Désirs d'avenir touche ici à la corde sensible de la réforme du juge d'instruction, dorénavant juge de l'instruction, donc mis au placard et relégué à l'arrière cour. Les voix s'élèvent, à juste titre, pour railler une réforme dite de l'architecture du système pénal offrant une haie d'honneur au parquet (sous la tutelle du ministère de la justice, place Vendôme), accusé par ailleurs de fermer les yeux sur les magouilles économico-politico-financières (Clearstream, Affaire Elf, etc.), au détriment du désormais juge de l'instruction qui n'aurait plus compétences à piloter en amont, en filigrane et en aval une enquête, comprenez à fourer son nez dans les secrets défense susceptibles de mouiller, si je puis dire, les hauts dignitaires de l'Etat.
Selon la présidente de la région Poitou-Charentes "tout un pays (est) tendu vers une soif de justice sociale, révulsé par des comportements prédateurs, une sorte de délinquance des plus riches" alors que "la fraternité devrait être un principe de tout gourvernement". Une fois n'est pas coutume, l'ex-compagne de François Hollande parle vrai, faisant écho à la cupidité et aux dérives du monde financier qui, se croyant tout permis, s'en met plein les poches au "mieux" sur le dos des salariés, et au pire sur le dos des contribuables. D'une, "il est grand temps que la Société générale rime avec intérêt général". De deux, AIG Assurance et sa mégalomanie sans foi ni loi. De trois, la fusion Banques Populaires-Caisse d'Epargne.
Bémol. La Ségolène éclairée a toutefois trébuché, en montant en épingle Elie Domota, leader guadeloupéen -"Sans lui, ce mouvement social aurait pu basculer dans le sang"-, et ce en omettant expressement de s'arrêter sur la phrase tache d'huile mais et surtout tendancieuse de ce dernier: "nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage. Soit ils (les chefs d'entreprises européens, ndlr) appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe". Une tournure qui est du même acabit que celle employée par Nicolas Sarkzoy lors de la campagne présidentielle de 2007: "je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans respecter et sans aimer la France". Si un béké n'est pas chez lui en Guadeloupe, un moika n'est pas non plus chez lui sur le continent, non?
Aubry n'a qu'à bien se tenir. Sous couverte du slogan "pas de compétition entre nous! C'est la même maison", scandé à tour de voix par Ségolène et Jean-Pierre Mignard, et de ce pretexte faisant de Désirs d'avanir un "espace de réflexion et d'éducation populaire, catalyseur d'idées, et vecteur de la démocratie (participative, ndlr) qui s'enracine dans l'histoire de la gauche (caviar?), sans tabou", Ségolène Royal a anticipé les éventuelles attaques en provenance de ses pairs de Solferino, et a au passage fixé l'agenda de sa guerre sainte "une université populaire" sur la fraternité, est prévue pour le 29 avril, et un "Forum social" de la fraternité à Montpellier aura lieu fin septembre."
DISCOURS DE SEGOLENE ROYAL, DE JEAN-PIERRE MIGNARD ET DE REGIS DEBRAY LORS DE L'AG DE DESIRS D'AVENIR
Discours de Ségolène Royal lors de AG de Désirs d'Avenir
Vidéo envoyée par segolene-royal
Jean-Pierre Mignard s'exprime sur la Fraternité à l'AG de DA
Vidéo envoyée par segolene-royal
Régis Debray : un moment fraternité avec Désirs d'Avenir
Vidéo envoyée par segolene-royal
