Le PS, ses militants et la gauche avec Ségolène Royal, son équipe, ses idées, son projet et ses actions!

Ségolène Royal a rassemblé la moitié des militants socialistes sur son nom, malgré le front de tous les vieux caciques contre elle, au congrès de Reims. Désirs d'avenir est ouvert à tous, Ségolène reste sur le terrain. Pensons à 2012 !

09 juillet 2009

SEGOLENE ROYAL CREUSE SON SILLON EN DEHORS DES COURANTS DU PS, DE L'APPAREIL ET LOIN DES MEDIAS (Le Post)

                              


Le Post.fr, 5 juillet 2009

"Mais que mijote donc Ségolène Royal alors que le PS vivrait une hémorragie sans précédent de ses militants et des suffrages en sa faveur?

C'est la question que doivent se poser nombre de caciques socialistes ou tout simplement les militants.

"6,7 millions de voix ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle" - la "sienne" - a-t-elle sobrement mais implacablement constaté après la déroute socialiste aux dernières européennes...

Absente des médias, la "reine des polémiques" et l'opposante en chef à Nicolas Sarkozy depuis 2 ans se fait très discrète en ce moment...

Loyale envers un parti qu'elle n'a pas réussi à remporter et donc à transformer, l'ex-candidate à la présidentielle semble bien creuser son sillon loin du feuilleton quotidien des bisbilles internes à un PS en perdition...

Le tout en réaffirmant sa doctrine et en préparant l'avenir, dont elle a, qui en douterait, encore le désir.

Le refus constant des courants et de l'appareil parisien

Sud-Ouest nous rapporte des propos de Ségolène Royal résumant quelle est et quelle a été sa vision du parti socialiste.

Alors que Martine Aubry a paru gagner le poste de 1er secrétaire du PS grâce à l'union conjoncturelle des courants internes :

  • "strauss-khanien"
  • "fabiusien"
  • "emmanuelliste"
  • "jospinien" - dont on notera qu'ils se rattachent tous au patronyme d'un cacique du PS,

Ségolène Royal rappelle notamment qu'elle a réuni sur son seul nom la moitié des militants, sans appartenir à aucun courant et sans aucune alliance tacticienne de second tour... Seule contre tout le "vieux PS" revanchard.

En 1994, le journaliste Henri de Virieu, lors de L'heure de vérité, rappelait qu'elle avait déjà réussi la prouesse d'être élue 1ère secrétaire fédérale sans l'appui d'"aucun courant interne, c'est-à-dire sans devoir [son] fauteuil à des jeux d'appareil parisien, c'est un cas unique en France". Le tout dans une volonté de "réconcilier les Français et la politique en changeant les règles et le langage de celle-ci".

 

(Ina.fr / France 2)

"Appareil", "courants"... Tout ce qui hante encore le PS était déjà dénoncé par Ségolène Royal en des termes assez rudes :

"Je pense que le parti socialiste a 2 chantiers devant lui : il faut pacifier l'intérieur du parti socialiste et il faut remettre en mouvement le parti socialiste", disait-elle après les deux défaites du PS aux législatives de 1993 et aux européennes de 1994, conduisant à la démission du patron du PS d'alors : Michel Rocard.

"Des espérances très fortes ont été déçues [...] au moment du congrès qui a reconduit les courants de Rennes", dont Michel Rocard avait été victime après les avoir encouragés, analysait-elle.

"Le parti socialiste s'est enrichi grâce aux courants d'idées, aux courants de pensée, à la différenciation idéologique [...] mais ensuite lorsqu'il n'y a plus eu de débats d'idées au sein du parti socialiste, ces courants sont simplement devenus des clans", poursuivait-elle.

Après la dénonciation des "clans", Royal en appelait à "l'ouverture" des "cénacles parisiens", notamment dans la constitution des listes", comme à la constitution d'un "parti de masse", en passant "d'un système clanique à un système clair [...] avec une majorité et une opposition".

Ces convictions d'une femme politique dite, "trans-courants", proche du club Témoin, l'avaient amenée par la suite à appeler à la candidature de Jacques Delors, lui-même indemne de toutes les guerres de chefs socialistes.

Au final, Lionel Jospin échouera face à Jacques Chirac...

C'est d'ailleurs ce positionnement qui la fera désigner par 60% des militants comme candidate à l'élection présidentielle de 2007. Les chefs de courants ne le lui pardonneront jamais, le politologue Duhamel de la qualifier de "bonapartiste de gauche"...

Et ce sont encore les courants que Ségolène Royal devra affronter lors du congrès de Reims en 2008, pour finalement être battue par Martine Aubry qui les réunira tous sur aucun socle idéologique commun... Ce qui signifie à terme sur aucun projet commun...

Alors aujourd'hui, à l'été 2009, l'ex-candidate à la présidentielle d'asséner dans Sud-Ouest qu'elle ne veut plus que son "nom soit instrumentalisé par tel ou tel courant. Je ne suis pas dans un courant [...]. Toute ma vie j'ai été hostile aux courants. Ils ont fait toujours beaucoup de mal au PS, ils détruisent les relations humaines".

Les militants socialistes avant tout

"Je ne suis pas dans un courant et j'ai obtenu 50% des suffrages des militants" : telle est sa vision des choses, aujourd'hui, déjà exposée à l'Heure de vérité en 1994.

Evoquant l'arrivée de Henri Emmanuelli à la tête du PS, elle assurait déjà : '"J'aurais préféré que tous les militants soient associés à cette désignation". "Ce que j'avais demandé aussi, à savoir la consultation des militants est organisée [...] puisqu'il y aura un congrès".

La légitimité politique, qui lui fut déniée par les chefs de courants malgré les primaires au suffrage universel des militants en 2006, elle l'exposait déjà en une phrase : "J'estime que la légitimité d'une direction d'un mouvement démocratique repose sur la base militante".

Et de déplorer pendant les européennes perdues de 1994 que les "les militants se [soient] tus pendant la campagne."

Réflexion qui aura alimenté son projet pour le PS en 2008, à savoir:

  • la démocratie participative
  • la création d'un parti de masse ouvert aux sympathisants et aux plus démunis d'entre eux
  • le respect des militants
  • la consultation régulière de ceux-ci...

Alors aujourd'hui, Ségolène Royal assure n'avoir que faire des manoeuvres des uns et des autres au PS, lesquelles des coming out d'un Valls ou des visions d'un Moscovici, réintégré à la direction, ne semblent absolument pas l'intéresser...

Le terrain social et les régionales en ligne de mire

L'air de dire qu'elle ne confond pas la "politicaillerie" avec le politique, elle assure : "Je veux faire bien ce pour quoi je suis mandatée. Ma passion, c'est la politique, et je suis profondément heureuse de tout faire pour sauver Heuliez. Ma force de frappe, ma notoriété, je l'apporte à Poitou-Charentes."

 

 

En effet, 2010 sera l'année des élections régionales, et la présidente picto-charentaise a plus qu'intérêt à conserver sa région pour la suite.

Et de mettre en avant l'imagination politique dont elle fait preuve dans l'exercice de son mandat.

Les idées, l'ouverture et l'international

Peu émue par les allégations de la presse sur son "isolement" ou par la constitution d'un "courant Royal" - en fait L'espoir à gauche, où figurent nombre de ses proches, passés, présents ou à venir -, elle préfère assurer que pour le moment "elle travaille" et que son réseau Désirs d'avenir va devenir "un laboratoire d'idées" et surtout pas un courant de plus.

Le succès des Universités populaires participatives qu'elle y a engagé va d'ailleurs bien dans ce sens, réunissant intellectuels, militants, syndicalistes, jeunes chercheurs, acteurs de la société civile - et parfois même un certain José Bové (Europe-Ecologie) ou une certaine Christiane Taubira (PRG) !

Ce qui présage aussi, selon certains, d'une volonté future d'union de la gauche...

 

Washington - pour l'élection d'Obama -, Athènes, le Monténégro, Dakar évidemment : Ségolène Royal désormais vice-présidente de l'Internationale socialiste et en mission pour le Programme de Développement des Nations Unies, voyage beaucoup et tient des discours de haute facture, n'hésitant pas à parler de civilisation, comme en 1992, pour le Sommet de Rio.

Elle continuera, nous dit Sud-Ouest, à associer "le local et le global" et promouvoir au niveau mondial, le modèle de "la croissance verte".

Et de se réjouir d'être présente à la prochaine réunion des ministres africains de l'environnement, à Dakar.

Royal la battante, de Mitterrand à Chirac?

Foin des idées politiques ici...

Battue dans des conditions bizzaroïdes lors du congrès de Reims, par Mme Aubry, Royal de répondre illico presto : "je continue" :

 

Pour une fois, on s'attardera sur les comparaisons faites entre Ségolène Royal et François Mitterrand, jusque dans les rangs du Figaro.

"Redoutable Ségolène Royal" écrivait sur son blog Yves Thréard, après son arrivée en tête des motions au PS lors du congrès de Reims. "Elle laboure la campagne française, remplit les salles, se montre aux côtés des salariés malheureux de la Camif, propose de payer les cotisations des militants dans le besoin [.] Elle est ainsi. Semblable à son mentor, François Mitterrand. Des convictions qui restent à démontrer, mais une intelligence supérieure des situations. Alors comme lui, elle avance. Séductrice, tenace, déterminée, sûre d'elle-même. Et, comme lui, elle ira jusqu'au bout".

La "force tranquille" disent d'autres. La capacité à se relever des pires avanies ou tout simplement des défaites.

Avec peut-être plus de charisme que son propre mentor en politique.

Mais à ne pas la voir aujourd'hui, à supputer qu'elle se prépare sereinement pour la rentrée puis pour l'après régionales, on peut aussi penser à ce Chirac de 1994-1995 qu'on disait vaincu, trahi par tous, devancé par un Balladur chéri des sondages, alors que le maire de Paris y était au plus bas.

Il y a peu d'"animaux politiques" de cette trempe, lesquels, lorsqu'ils se réveillent et partent en campagne, balaient tout sur leur passage.

Et ici, pensons à ces fameux "courants", à cette indélogeable aristocratie solférinienne, aux instituts de sondages, aux lionceaux du PS que les médias chérissent, aux éléphants tapis derrière tant d'entre eux, à cette désaffection des militants du PS, aux faux débats sur les alliances à gauche, au centre ou encore ailleurs...

Le diagnostic sur le PS, Ségolène Royal semble l'avoir fait à sa façon et depuis longtemps... L'actualité semblant d'ailleurs lui donner amplement raison.

Son projet, elle le complète depuis la présidentielle et le densifie à vitesse "grand V".

Ses idées et ses valeurs : une constance impressionnante et des livres à lire ou à relire.

Son opposition à Nicolas Sarkozy... Sans commentaires...

Sa stratégie? Nul ne le sait... Un mélange du Mitterrand de la "force tranquille", de la "France unie" et du Chirac batailleur de 1995?

A suivre ! Après les régionales."

Le billet originel

                

   

   
   (Sources:             Politique.net,             Libération,             L'Express.fr,             Sud Ouest,             Wikipédia,             Le Post,             Désirs d'avenir,             Le Figaro,             Le blog d'Yves Thréard)



LA "STRATEGIE DURABLE" DE SEGOLENE ROYAL (Le Monde, M. Noblecourt)

Le Monde, 9 juillet 2009

"Impavide face à des sondages qui la malmènent toujours, médiatiquement discrète, Ségolène Royal applique une règle d'or de son mentor, François Mitterrand : donner du temps au temps. Confrontée à l'échéance proche des élections régionales, en mars 2010, la présidente de la région Poitou-Charentes "se refuse à gamberger" sur sa stratégie pour 2012. Elle n'a renoncé à rien et se prépare tranquillement à être de nouveau candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle. Apaisée, pacifiée, elle s'inscrit dans la durée. Une "stratégie durable".

Alors que, comme à la fin des années 1960, quand la SFIO se mourait de mort lente, les clubs fleurissent de tous côtés - avec en derniers nouveau-nés ceux de Manuel Valls, A gauche, besoin d'optimisme, et de François Hollande, Répondre à gauche-, Mme Royal réactive Désirs d'avenir et se ménage un espace au sein du Parti socialiste. "Le parti c'est ma famille", assure la nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste. Elle a été choisie par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour faire entendre la voix, écologique, des régions à la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique, en décembre.

 

Mme Royal fait de sa discrétion une arme. En s'exprimant avec parcimonie, elle se dissocie du choeur des procureurs prompts à dresser l'acte de décès du PS au lendemain de sa débâcle aux élections européennes du 7 juin. Mais si elle abusait de sa parole, elle courrait le risque de s'identifier à un parti inaudible et malade.

 

L'ancienne candidate socialiste à l'Elysée est bien décidée à combattre les "légendes" et les "mythes" qui entretiennent son image. Hors du PS ? "Je suis dans le parti. On a une responsabilité collective. On est tous redevables au parti." Seule et abandonnée par ses amis du courant L'Espoir à gauche, formé au moment du congrès de Reims, en novembre 2008 ? "Je ne veux plus que mon nom soit instrumentalisé par un seul courant", réplique-t-elle en assurant qu'elle a décidé de ne plus inviter ses anciens lieutenants, Vincent Peillon et Manuel Valls - qui s'est de lui-même mis en congé -, à son conseil politique hebdomadaire. Obnubilée par des primaires ouvertes aux sympathisants du PS pour désigner le candidat à l'Elysée en 2012 ? Ségolène Royal approuve Martine Aubry, qui a reporté toute décision à 2010.

 

La présidente de la région Poitou-Charentes veut rester à distance des jeux d'appareil et juge "complètement décalée" et même "immature" la précipitation d'annonces de candidature pour 2012 - de Manuel Valls à Pierre Moscovici, déjà déclarés, en passant par François Hollande et Bertrand Delanoë -, qu'elle assimile à des pratiques de "cours d'école", comme "au mauvais vieux temps". Pour l'heure, Mme Royal n'envisage pas de se rendre au séminaire de Marseille organisé par M.Peillon les 21 et 22 août, avec Robert Hue (PCF) et Marielle de Sarnez (MoDem).

 

Médiatiquement discrète, Mme Royal met en avant sa loyauté, depuis les européennes, vis-à-vis de la première secrétaire du PS. "Je suis plus loyale avec Martine que ceux (les fabiusiens et les strauss-kahniens) qui l'ont mise à la tête du parti", proteste-t-elle en se félicitant du dialogue direct noué avec la maire de Lille. Dans son entretien au Monde (daté 5-6 juillet), Mme Aubry a évoqué ses "rapports simples et naturels""rebâtir enfin le lien de confiance entre notre parti et les Français". "Je veux leur redonner la parole à chaque étape", a martelé Mme Aubry, avant d'annoncer, au séminaire de direction au centre d'entraînement de Marcoussis (Essonne), le 7juillet, un "tour de France" sur le projet socialiste. Mme Royal appuie cette démarche au parfum de "démocratie participative". avec son ancienne rivale. Et dans sa lettre aux militants du PS, le 19 juin, elle a insisté sur sa volonté de

 

L'ancienne ministre a invité la maire de Lille à participer à ses universités populaires hebdomadaires au Théâtre Dejazet, à Paris, et lui a proposé de venir à celle qu'elle organise, du 30septembre au 3octobre à Poitiers, avec Edgar Morin, sur les "sept défis pour une politique de civilisation".me Royal veut apporter sa pierre, loyalement, à la reconstruction d'un PS dont elle juge "la situation très grave". Si elle a décliné l'invitation à se mêler à la mise en jambes idéologique de Marcoussis, M

 

La "stratégie durable" de Mme Royal s'articule en trois étapes. D'abord, "travailler, travailler, travailler", avec sa garde rapprochée, la société civile et ses experts. Elle prépare pour la rentrée la publication d'un dictionnaire (amoureux ?) de la politique. Ensuite gagner la bataille des régionales pour être reconduite à la présidence de la région Poitou-Charentes, une réélection qui lui servirait de tremplin pour 2012. Enfin, la présidentielle. Mme Royal dessine un autoportrait du leader - "du charisme, du courage, un lien avec le peuple, du plaisir" - qui doit garder une dose d'imprévisibilité, histoire de conjuguer sa loyauté vis-à-vis du PS avec sa singularité. Sur les alliances, Mme Royal persiste et signe. Elle rêve toujours d'un arc-en-ciel allant de la gauche de la gauche au centre, en passant par le PS et les écologistes. Elle y travaille discrètement. A petits bruits."

La tribune originelle

03 juin 2009

PROVOCATION ET AMERTUME PAR KAMEL CHIBLI (Désirs d'avenir) OU L'ECHEC TOTAL DE SARKOZY SUR LA SECURITE ET L'EDUCATION

Kamel Chibli, socialiste ariégeois et élu, spécialiste des questions des quartiers difficiles et de la sécurité :

Kamel Chibli invité du JT de France3 Toulouse - in extenso
Vidéo envoyée par segolene-royal

Kamel Chibli à la maison de la Chimie le 28 06 08
Vidéo envoyée par sandrinegarnaud

Désirs d'avenir, 28 mai 2009

"Le Président de la République nous annonce qu’il est d’accord comme son Ministre Xavier Darcos pour habiliter les personnels de direction des établissements scolaires à « faire ouvrir les cartables et les sacs » afin d'empêcher l'introduction d'armes par les élèves mais aussi à la mise en place de portique à l’entrée de nos établissements.

Pour lutter contre la délinquance, il a annoncé des « opérations coup de poing » dans 25 quartiers « rongés par la délinquance » Ces opérations se prolongeront « aussi longtemps qu'il le faudra », a-t-il promis.
Au Premier ministre, il a demandé de « réunir d'urgence tous les ministres concernés » pour mettre en place d'ici septembre un « plan de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes »

Quel terrible aveu d'échec, pour celui qui est au pouvoir depuis 7ans et qui a été Ministre de l’Intérieur et aujourd’hui Président de la République et n’oublions pas qu’en 2007 il nous faisait la campagne électorale sur l’insécurité pour attirer les voix du Front National.

Le problème, c'est que la technique, on la connaît. C'est-à-dire qu'il y a des annonces en rafale pour saturer les médias, mais qu'en même temps, personne n'est dupe parce que ce sont des annonces qui, pour une bonne part, ont déjà été faites et sont sans lendemain. Il ne faut surtout pas oublier que Nicolas Sarkozy depuis 2002 agite le problème de l’insécurité comme prioritaire et vous constaterez qu’encore aujourd’hui rien n’a avancé et même pire, son gouvernement est responsable des problèmes d’insécurité dans notre pays.

Après une gestion provocatrice de la crise des banlieues et un manque de volonté flagrant de dialogue avec les jeunes, Sarkozy veut aligner le système judiciaire des mineurs sur celui des majeurs. Sans concertation avec les éducateurs et les psychologues, qui travaillent au plus près des jeunes délinquants, le Président veut même fouiller les cartables de nos enfants  et créer un sentiment d’insécurité généralisé.

Il est bien noté que le Président et son gouvernement affiche le problème de l’insécurité à 10 jours du vote pour les élections européennes. C’est choquant de voir comment le Président cherche à détourner l’enjeu des élections européennes, a se demander pourquoi ? Mais les Français ne sont pas dupes et ils vivent la crise au quotidien et la seule priorité du moment c’est du travail, de quoi manger et maintenir l’emploi dans ce pays, c’est celle là la véritable insécurité que nous vivons au quotidien.

Alors son discours sonne chez nous comme une certaine provocation et une certaine amertume, les français doivent juger sur l’action et non sur ses discours car cela fait 7 ans que l’on attend et entend les mêmes choses.

Force est de constater que la politique spectacle du Président est prédominante et que les discours devancent largement les actes.
Nous voyons au quotidien une généralisation des contrôles d’identité, obligation pour les travailleurs sociaux de communiquer leurs informations, la volonté du gouvernement de créer une société de la surveillance, de la culpabilisation et de la délation. Tout cela est inacceptable et nous devons le faire savoir et le combattre.

La technique manifeste du bouc émissaire qu’utilise en permanence le Président de la République est très bien illustrée dans son discours du 28 Mai 2009.

Au lieu de renforcer les pouvoirs préventifs et répressifs en place, comme par exemple la police de proximité, il cherche à mettre sous pression les forces de l’ordre avec plus de chiffre, plus de résultat.
Alors même que la police de proximité s’est avérée être parfaitement efficace dans les zones les plus difficiles, Sarkozy en décide autrement.

Dans les quartiers les plus difficiles comme dans les établissements scolaires les plus difficiles, les choses ne changent pas malgré la fermeté verbale sans cesse réaffirmée par Nicolas Sarkozy. Ou sont les moyens ?

Ce qui est certain c’est que la situation sur le terrain se dégrade de jour en jour, avec des actes de violence extrêmes et face à cela, ce qu'on entend (...) c'est des discours et pas des actes, et cela devient relativement insupportable pour les Français, ce discours, on l'a entendu des dizaines de fois et toujours rien.

Il ne faut pas s’y tromper le Président comme à son habitude cherche à brouiller les pistes et à occulter l’enjeu des Européennes qui est majeur et décisif pour les prochaines années.

A vouloir attiser les flammes et à mettre de façon systématique les français les uns contre les autres ils créent un sentiment d’insécurité généralisé.

Je pense que le Président devrait plutôt s’occuper des usines qui ferment, des ouvriers qui perdent leurs emplois, des familles en grande souffrance, car en Ariège nous sommes bien placés pour parler de la crise notamment quand on voit les conséquences dans le bassin du  dans le Pays d’Olmes."

Le communiqué originel

29 mars 2009

DISCOURS DE SEGOLENE ROYAL, DE JEAN-PIERRE MIGNARD ET DE REGIS DEBRAY LORS DE L'AG DE DESIRS D'AVENIR

Discours de Ségolène Royal lors de AG de Désirs d'Avenir
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Jean-Pierre Mignard s'exprime sur la Fraternité à l'AG de DA
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Régis Debray : un moment fraternité avec Désirs d'Avenir
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24 mars 2009

RELANCE PAR LA SANTE, SANTE DE LA RELANCE : CE QUE PROPOSE OBAMA (Désirs d'avenir)

Désirs d'avenir, 24 mars 2009

"par Alexandre Paré *

Un des aspects majeurs du plan de relance américain est passé parfaitement inaperçu en France : la santé.

Sur les quelque 787 milliards de dollars que Barack Obama  est parvenu à faire voter par le Congrès, des efforts considérables sont ainsi consentis dans ce secteur, certes en cohérence avec les grandes lignes de la réforme du système de santé suivies par ailleurs (tant qu’à faire) mais, et c’est ce qui est ici le plus notable, en tirant parti des effets économiques qui peuvent en être attendus en période de crise.

Outre une centaine de milliards directement affectés à Medicaid et Medicare, système de couverture sociale des américains les plus modestes ou âgés, 20 milliards iront ainsi aux systèmes d’information, 10 au NIH (équivalent de notre INSERM), 650 millions à des programmes de prévention en santé publique. Pour en revenir au NIH, dont les moyens annuels vont ainsi passer de 30 à 40 milliards, la comparaison avec l’INSERM est pour le moins parlante, puisque ce dernier pèse nettement moins d’un milliard par an.

Dans le même élan, le gouvernement fédéral a nommé une commission d’experts indépendants en la dotant de plus d’1 milliard de dollars, pour faire réaliser des études comparatives sur les traitements et élaborer des guides de bonnes pratiques thérapeutiques : notre jeune et fragile Haute autorité de santé ne doit pas encore en revenir.

Autrement dit, loin de s’en tenir à des mesures d’assainissement de la sphère bancaire ou financière, l’équipe Obama adopte une vision large de l’investissement public et concrétise avec de grandes ambitions et des moyens inédits, le crédo de la campagne présidentielle en faveur de la recherche et de l’innovation, dont la santé fait ici figure de domaine privilégié.

Nous sommes loin du manque de relief des Assises de l’Innovation, réunies à la hâte à Paris en décembre 2008, en fin de présidence Française de l’Union Européenne et qui se sont conclues par une sorte d’exhortation à la présidence Tchèque d’aller de l’avant…

Au passage, le choix américain prévient les effets probables d’un repli des financement privé dans ces secteurs, du fait même de la crise. Enfin, loin des lamentations Hexagonales sur l’insuffisance des outils d’évaluation en santé, elle met en place une véritable force de frappe sur fonds publics pour aller de l’avant dans la délicate question des choix de prise en charge : plutôt que de dénoncer la mainmise des intérêts privés sur ces procédures, l’Etat fédéral finance un dispositif public puissant.

Face à cela, notre propre plan de relance fait bien pâle figure : pendant que la France débite son chapelet de mesurettes (une réfection de toit d’Eglise par ici, un nouveau trottoir par là), nos voisins américains voient manifestement plus large et plus loin. Et que dire des moyens prévus pour les NTIC alors que nous en sommes, 4 ans après la fameuse la loi Douste-Blazy, toujours aux prémisses du déjà célèbre Dossier médical partagé (DMP), véritable éléphant blanc dont la Cour des comptes a dénoncé à juste titre les errements et la gabegie qui s’en est suivie.

Nul ne sait bien sûr si ces décisions seront ou pas de nature à favoriser la sortie de crise. Mais, du point de vue des performances du système de santé dont les failles sont, outre-Atlantique, pires encore que chez nous, il se pourrait bien que ce contexte d’urgence soit finalement à marquer d’une pierre blanche.

Plutôt que de s’enfermer, comme ici, dans l’opposition stérile entre tenants de la maîtrise « comptable » des dépenses – pour lesquels la réduction des remboursements tient lieu de sésame - et ceux de la maîtrise « médicalisée » - qui dénient en réalité  toute régulation -  , il s’agit d’accepter un véritable changement de paradigme : investir dans l’intelligence et doter cette fameuse régulation de véritables moyens, sans lesquels elle n’est que bureaucratie tatillonne et politique de gribouille.


Manifestement, le projet de loi « HSPT » en cours de discussion devant le Parlement, même s’il comporte quelques avancées (définition des soins de première ligne, mise en place des Agences régionales de santé) manque, à cette aune, totalement de souffle. Tétanisé par la dégringolade des comptes publics (limiter à 15 milliards le déficit de la sécurité sociale en 2009 serait sans doute une bonne nouvelle), le gouvernement n’a pas du tout l’intention de rechercher des effets de levier dans la recherche ou les industries de santé. Ceci sans voir d’ailleurs qu’il ferait probablement d’une pierre deux coups, en envoyant à ce secteur meurtri des signaux enfin positifs, plutôt que les remarques acrimonieuses et parfaitement inopérantes dont l’Elysée l’a récemment gratifié.

Ce manque d’ambition et de hauteur de vue le prive aussi des moyens de placer le débat sur quelques questions qui fâchent et sur lesquelles la réflexion de la gauche, il faut bien le reconnaître, est au mieux crispée et au pire vacante. Ainsi par exemple, à quoi peut bien rimer que nous conservions 29 CHU, dotés chacun de toutes les spécialités, plutôt que de nous organiser enfin en inter-régions et de nous donner les moyens d’un maillage territorial cohérent, y compris en revoyant cette fois avec sérénité, les fonctions des petites structures de proximité?

Pendant la campagne présidentielle, Ségolène ROYAL avait ouvert la plupart de ces pistes, dans un climat économique évidemment différent : relance massive d’une politique nationale de recherche et d’innovation, promotion d’une véritable égalité entre les Français devant l’accès à ses soins de qualité, promotion d’une santé durable par une focalisation sur la prévention et de l’éducation à la santé.

Le réveil américain, sur ce sujet comme sur d’autres, est une bonne nouvelle. Malheureusement, il ne fait qu’éclairer plus douloureusement le retard Français face aux défis du présent et surtout de l’avenir. Il n’est que temps de s’atteler à relancer le débat d’idées pour les relever, en y associant le plus large nombre, même si ces questions sont complexes et, justement, parce qu’elles le sont.

*Alexandre Paré est le pseudonyme d'un spécialiste des questions de santé"

Le billet originel

23 mars 2009

CARTON ROUGE POUR DOMINIQUE BUSSEREAU (Désirs d'avenir)

Désirs d'avenir, 20 mars 2009

"Lors de l'inauguration d'un laboratoire de recherches du CNRS à l'Institut du Littoral de La Rochelle, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, a pris les cartons rouges de plusieurs enseignants chercheurs présents."

Inaugauration d'un laboratoire de recherche du CNRS
Vidéo envoyée par segolene-royal

Le billet originel

L'HOPITAL ABANDONNE AU PRIVE, TRIBUNE DE MICHELE DELAUNAY (Libération)

Michèle Delaunay, députée
Vidéo envoyée par borddeleau

Libération, 17 mars 2009

"Peut-on concevoir une loi «portant réforme de l’hôpital» (c’est son titre) qui, à aucun moment, jusque dans le plus petit recoin du texte, n’utilise ce beau mot d’hôpital ? Cette disparition fera date dans l’histoire, pourtant très encombrée, de l’écriture législative comme la Disparition de Georges Perec a marqué celle de la littérature. Elle n’est dans le cas présent ni anecdotique ni innocente. Les mots sont l’arme souterraine de la politique.

Ce qu’il s’agit de faire disparaître, il convient en premier lieu de ne pas le nommer. Dans l’esprit de tous les Français, l’hôpital représente la quintessence du service public. Il constitue, avec l’école, un des piliers de cette République. Hôpital n’ayant aucune déclinaison privée (au fronton de quelle clinique oserait-on écrire «hôpital privé» ?), on lui a trouvé un substitut «établissement de santé» qui n’a d’autre qualité que de pouvoir être indifféremment public ou privé.

Là est le nœud gordien de cette loi : dissoudre le service public hospitalier, perméabiliser les frontières entre public et privé «qui ne se définissent plus selon leur statut mais selon leurs missions» (sic). Voilà qui est oublier un peu vite une composante essentielle de ce statut. Si l’on y regarde de plus près, les deux secteurs ont en réalité le même financeur : l’assurance-maladie, c’est-à-dire les deniers publics. Le secteur privé n’est privé que pour ses profits, pas pour son coût, ce qui pourrait constituer une bonne et suffisante raison, en ces temps de crise, de donner une ferme primauté à la médecine et à la santé publiques plutôt qu’au capital privé et aux fonds de pension qui rachètent nos cliniques.

Formulation un peu provocante mais nécessaire : la loi de Mme Bachelot organise la «vente à la découpe» du secteur public hospitalier, dont le statut se voit fragmenté en treize missions (permanence des soins, enseignement, soins en rétention…). Dans ce bouquet de missions, le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), pourra sans critères définis, sans concertation, sans hiérarchie entre les établissements récipiendaires, sans avis des élus et de la communauté médicale, détacher l’une, l’autre ou plusieurs en faveur du secteur privé.

La gravité de ce possible transfert est double. On imagine mal les cliniques privées disposées à accepter les plus coûteuses de ces missions ; elles préféreront les plus rentables. Le transfert peut avoir lieu «à l’unité», sans socle obligatoire de service public (que l’hôpital bien évidemment devra continuer d’assurer). Le problème s’aggrave quand on sait que ce même directeur d’ARS aura la possibilité d’organiser d’une main la pénurie du secteur public dans tel ou tel domaine, pour le transférer, de l’autre, au secteur privé.

Vision manichéenne ? Pas du tout. On connaît d’ores et déjà des secteurs hospitaliers qui ont été fermés faute de «rentabilité», leurs attributions dirigées vers le privé, qui a alors crû sur les décombres de ce qu’on avait asséché.

Aucune loi n’est totalement bonne ou mauvaise. Et c’est le cas de celle-ci : la création des Agences régionales de santé pourrait être une bonne initiative, le rôle du médecin généraliste devait être soutenu et renforcé. La loi de Mme Bachelot n’est pas «totalement» mauvaise, mais elle l’est «fondamentalement», parce qu’elle est entachée dès la première ligne par la volonté, non seulement de rentabiliser, mais de commercialiser la santé.

Michèle Delaunay, députée PS"

La tribune originelle

19 mars 2009

SEGOLENE ROYAL AVEC LA MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE DU 19 MARS A POITIERS

Manifestation interprofessionnelle 19 mars à Poitiers
Vidéo envoyée par segolene-royal

Ségolène Royal faisait partie du cortège de la manifestation interprofessionnelle le 19 mars à Poitiers.

17 mars 2009

SEGOLENE ROYAL INAUGURE LE POLE CANCEROLOGIE DU CHU DE POITIERS, ECOUTE LES PERSONNELS SOUFFRANT ET VEUT SAUVER L'HOPITAL PUBLIC

Inauguration du Pôle Cancérologie du CHU de Poitiers
Vidéo envoyée par segolene-royal

Ségolène Royal inaugurait le pôle cancérologie du CHU de Poitiers, le 13 mars 2009. Une partie du personnel manifestait du CHU pour réclamer la sauvegarde de l'hôpital.

QUI EST SEGOLENE ROYAL : LA TRAVERSEE DU MIROIR SUR FRANCE 5

Ségolène Royal / La Traversée du Miroir 15/03/2009
Vidéo envoyée par segolene-royal

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